Etats-Unis/Pakistan : une entente fragile

En octobre 2001, l’assaut contre Al-Quaîda et l’Émirat Islamique d’Afghanistan est lancé. Ces deux groupes sont tenus pour les principaux responsables des attaques menées sur le sol nord-américain en septembre de la même année. La Communauté Internationale, sous l’égide de l’ONU se mobilise et envoie des forces en Afghanistan dans la « lutte contre le terrorisme international et l’axe du mal », confie le président américain d’alors George W. Bush. Un engrenage qui allait conduire à une instabilité importante dans cette région. Et envenimer durablement les rapports entre la toute puissante Amérique et l’un des plus importants voisins de l’Afghanistan dans cette région : le Pakistan.

Rappelons en premier lieu que le Pakistan est un pays récent. Né de la partition de 1947 avec son voisin indien, dans le conflit et les tensions, cette création britannico-indienne enfantera une instabilité désormais récurrente pour le pays, tant dans sa politique intérieure qu’extérieur. Remontant à presque 75 ans maintenant, cette partition laisse des cicatrices très profondes au sein de la société pakistanaise. Avec plus de 95% de la population se déclarant musulmane (majoritairement sunnites, on trouve entre 10 % à 20 % de chiites, chiffre important, car c’est la seconde population chiite au monde après l’Iran), le Pakistan est le fruit d’une incompatibilité religieuse et civilisationnelle radicale avec son voisin, l’Inde. Avec la création du Pakistan à l’ouest, et du Bangladesh à l’est (en 1971), l’Inde fait sécession avec la communauté musulmane.

Le pouvoir pakistanais, inspiré par le poète et philosophe soufi Mohamed Iqbal, défenseur de l’idée d’un État musulman dans le Nord-ouest du sous-continent indien dès les années 1930, se montre intransigeant dans l’édification politique du pays. De nombreux conflits, notamment la possession du territoire du Cachemire au nord de l’Inde et du Pakistan, apporteront leurs lots de dissensions entre les deux nations : 1 million de morts, plus de 12.5 millions de personnes déplacées. Des millions de sikhs et d’hindous quittent le Pakistan pour l’Inde et des millions de musulmans prennent le chemin inverse.
Une fragilité politique qui perdura pour le pays fraîchement créé : plusieurs coups d’Etat, instabilité ministérielle récurrente, une constitution qui voit péniblement le jour en 1956, loi martiale de 1958 à 1962, le pouvoir est assuré par la force militaire jusqu’en 1971. Plusieurs tentatives de stabilisation, notamment sous l’autorité de Zulfikar Ali Bhutto, qui tente de mettre en place un « socialisme islamique », demeureront très fragiles. Son exécution en 1979, et le tiraillement permanent entre un pouvoir militaire fort et des tentatives de libéralisme politique, via notamment le Parti du peuple pakistanais (PPP) ne feront que renforcer les dissensions au sein du pays.Cependant, la situation, sans aborder le volet économique complexe, reste plus que chancelante. En effet, la question du terrorisme avec les attentats du 11 septembre, et la menace désormais permanente du terrorisme islamiste dans le monde, a fait du Pakistan un partenaire incontournable de la politique américaine. Partenaire, mais aussi ennemi potentiel.

Géopolitique locale sous tension

6e population mondiale avec plus de 207 millions d’habitants, une armée de plus de 650 000 actifs, et disposant de l’arsenal nucléaire, le Pakistan est un acteur géostratégique majeur de la région. Une région qui implique son voisin l’Inde, mais aussi l’Iran, l’Afghanistan, et désormais, la Chine. Autrement dit, un partenaire indispensable quant à la stratégie militaire américaine. Avec le lancement du conflit contre l’Afghanistan en 2001, le pays se retrouve allié des Etats-Unis une seconde fois, après la première guerre d’Afghanistan dans les années 1980, contre l’URSS.
Comme rappelé dans l’article de Jean-Luc Racine, Le Pakistan et l’hypothèse démocratique (2007) plusieurs paramètres géopolitiques viennent rappeler l’importance du Pakistan dans cette stratégie de surveillance et d’influence américaine dans la région :

En premier lieu, l’atavique affrontement entre le Pakistan et l’Inde. Guerre pour le Cachemire (rappelons que depuis la fin de la seconde guerre du Cachemire en 1965, la situation est au niveau du statu quo), insurrection anti-indienne en réponse à d’autres conflits contre des musulmans vivant en Inde, nucléarisation des deux pays en 1998, et l’arrivé au pouvoir de Ram Nath Kovind à la tête de l’Inde en 2017, issu du parti nationaliste Bharatiya Janata Party, n’ont fait que renforcer l’antagonisme entre les deux partis.

L’Afghanistan. Pays enclavé dans les massifs montagneux, et voisin partageant le plus de frontière avec le Pakistan, après l’Inde, le pouvoir d’Islamabad a toujours cherché le contrôle de son homologue afghan, afin d’éviter à ce dernier de tomber sous la coupe de son ennemi mortel, l’Inde, se retrouvant ainsi pris en tenaille entre les deux pays. Rappelons que cette frontière entre les deux nations, appelée historiquement la ligne Duran, de plus de 2 430 kilomètres entre l’Afghanistan et le Raj britannique, établie le 12 novembre 1893 par un accord entre l’émir Abdur Rahman Khan et sir Mortimer Durand alors représentant de l’Empire britannique, demeurant la frontière officielle, n’est toujours pas reconnue par l’Afghanistan, tandis que son voisin pakistanais la considère comme intangible. La division aléatoire produite par cette frontière, entraîne le morcellement de nombreuses communautés Pachtounes, ne contribuant en rien à l’apaisement.

La ligne Durand, instaurée en 1893, qui vient séparer deux parties l’aire de répartition des populations Pachtounes.

Enfin dernier point, fruit direct du précèdent : l’attitude plus qu’ambiguë du Pakistan vis-à-vis du terrorisme islamiste et des groupes terroristes, anciennement résistants à l’invasion soviétique des années 1980. Comme précisé par Jean-Luc Racine : « Le pouvoir pakistanais, militaire ou civil, a longtemps instrumentalisé l’islam radical, en envoyant des combattants pakistanais du Jihad opérer au Cachemire et en jouant la carte des talibans en Afghanistan

Ces différents éléments ont conduit le Pakistan à mener une politique extérieure contrastée avec les Etats-Unis. Depuis 2001 et la guerre menée par ces derniers en Afghanistan, le pays s’est vu dans l’obligation de jouer cartes sur table avec la toute-puissance américaine. Rappelons que cette guerre a officiellement pris fin le 31 décembre 2014, les forces déployées par l’OTAN s’étant retirées du pays après treize ans de conflit. C’est désormais à l’armée nationale afghane d’assurer la protection du pays. Après plus de 12 années de pouvoir d’Hamid Karzai (2001-2014), c’est avec Ashraf Ghani, en fonction depuis maintenant plus de 6 ans, que le pays tente de se reconstruire. Une tentative de normalisation très fragile. En plus de la menace des groupes talibans, toujours présents au nord du pays, des dissensions politiques de plus en plus importantes voient le jour. Notamment depuis les dernières élections présidentielles afghanes de 2019, où Ashraf Ghani, président sortant et vainqueur, et contesté par son opposant Abdullah Abdullah.

Un accord de partage du pouvoir est signé entre le gouvernement officiel de Ghani et le gouvernement parallèle d’Abdullah, dans le but de mettre fin à la crise politique qui dure depuis mars et ainsi améliorer les négociations et la lutte contre les Talibans (relancée par les attentats du 12 mai 2020 en Afghanistan) et la pandémie mondiale de Covid-19. Une stabilisation très fragile du pays, voisin direct du Pakistan, qui laisse supposer une surveillance toute particulière de la part de l’Oncle Sam.
Entre l’Inde prête à raviver les braises, un Afghanistan sur la sellette, et une activité économico-militaire chinoise de plus en plus importante dans la région, les Etats-Unis ne peuvent se permettre de laisser cet allié de circonstance lui échapper.

L’intérêt à l’entente mutuelle

Pour la puissance états-unienne, il ne fait aucun doute que le Pakistan est une pièce maîtresse de sa stratégie de glacis protecteur dans la région contre ses concurrents en puissance et dans sa lutte contre le terrorisme islamiste. Comme le rappel Anatol Lieven dans son article Etats-Unis-Pakistan : la relation à haut risque (2011) :

« La menace terroriste de long terme, par contraste, exige des États-Unis qu’ils renforcent l’Etat pakistanais afin que celui-ci puisse résister à la pression islamiste intérieure, tout en faisant pression sur Islamabad pour prendre des mesures contre Al-Quaida et les autres groupes terroristes internationaux présents sur son sol. La façon dont Washington équilibrera ces priorités dans les années à venir sera d’une importance capitale pour le Pakistan et pour l’Afghanistan, mais aussi pour la sécurité mondiale dans son ensemble. »

Un jeu tendu, car le conflit en Afghanistan n’a fait que renforcer la colère de nombreux musulmans dans cette région contre les Etats-Unis, tandis que l’oncle Sam reproche de plus en plus à son partenaire pakistanais son jeu trouble dans la lutte contre le terrorisme. Nombreux observateurs ont signalés en effet que l’organisation même du pays ne fait qu’accentuer le problème. Comme nous l’avons rappelé, l’armée pakistanaise joue un rôle déterminant dans le pays, et ce, depuis sa création. Né d’une séparation violente d’avec son voisin indien, le pays a connu de très nombreuses années d’instabilité politique, résolue par des coups d’états et des régimes militaires autoritaires. Autrement dit, cet acteur de la vie pakistanaise est indissociable de son fonctionnement politique. Comme le précise Jean-Luc Racine :

 « (…) il est un camp qui pense que le cœur du problème pakistanais tient au rôle qu’y jouent les militaires à tous égards : vielle connivence avec l’islamisme armé, qui se retourne aujourd’hui contre le pouvoir ; ambiguïtés de la politique régionale ; incapacité à sortir des vieux paradigmes conflictuels ; affaiblissement délibéré du régime parlementaire ; affairisme corporatiste. »

Il est clair qu’il est dans l’intérêt des Etats-Unis de maîtriser ses velléités militaires, l’armée étant très sensible à la question de lutte contre l’occupation occidentale. La possibilité d’un quelconque déploiement de forces sur place, même chapeautée par les Nations unies serait vu comme une agression pure et simple des forces atlantistes.

Une prise du pouvoir du pays, mêlant à la fois terrorisme islamisme et force militaire pakistanaise, est, comme le confirme Anatol Lieven, le pire scénario envisagé par les autorités américaines :

« Les officiers pakistanais, du simple capitaine au lieutenant-général, m’ont dit et répété que l’entrée de forces terrestres américaines au Pakistan à la poursuite des Talibans et d’Al-Quaida constituerait de loin le scénario le plus dangereux, à la fois pour les relations américano-pakistanaises et pour l’unité de l’armée. »

Ceci venant expliquer en partie le déploiement d’une nouvelle forme de combat, permettant d’éviter des manœuvres militaires d’envergures : les attaques de drones. Rapides, « robotisées », discrètes, cette nouvelle tactique est désormais celle privilégiée par la défense américaine. Bien que cette méthode porte atteinte à l’honneur de l’armée pakistanaise, de plus en plus perçu par la population comme des « mercenaires » aux services d’une puissance occidentale. Religion et honneur sont, en effet, touchés au cœur par les incessantes guerres menées aux alentours par l’armada américaine.
Malgré une guerre censée ramener la « paix et la démocratie » chez son voisin afghan, et qui devait être efficace et rapide (les résultats demeurant plus que discutables aujourd’hui), Islamabad est depuis de nombreuses années, soumise à la pression de partis islamistes, et un point de convergence des forces talibanes. Des réseaux tchétchènes aux Philippines, « les radicaux islamistes se sont très souvent enracinés dans les sociétés en faisant appel à des nationalismes locaux très encrés dans la religion », rappel Anatol Lieven. Faisant ainsi des occidentaux en général, et des Américains en particulier, l’unanimité contre eux dans les pays musulmans. Tout comme le rappelait d’ailleurs le successeur d’Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri en juin 2011 :

« Les masses musulmanes (…) ne se rassemblent pas, sauf contre une force occupante ennemie, en particulier si l’ennemi est d’abord juif, et ensuite américain. »

Une situation qui permettra aux talibans pakistanais de s’emparer d’une grande partie des zones tribales au nord-ouest du Pakistan, notamment des districts de Swat et de Burner. Zone principalement composée de Pachtounes.

Population très sensible à la présence occidentale sur ses terres. Comme le souligne Anatol Lieven : « Une des raisons essentielles de la sympathie éprouvée par les Talibans est que chaque pachtoune s’est vu enseigner depuis le berceau que la résistance à la domination étrangère est un élément constitutif du Pasho (ce qui signifie « suivre la voie des Pachtounes »). »

Une situation géostratégique qui ne favorise pas les relations pakistano-américaines. D’autant qu’en plus des effets directs du conflit afghan, plusieurs groupes proches des Talibans, et œuvrant contre l’armée américaine se voient accorder une certaine mansuétude de la part d’Islamabad.

Citons en exemple Jamiat e Islam, partisan d’un conflit au Cachemire contre l’Inde, ou le groupe Jamaat e Ulema e Islam, proche des Talibans et des forces armées pakistanaises. La stratégie des madrasas (école coranique, ou université théologique) dans lesquelles de nombreux jeunes enfants pauvres des villes du Pakistan trouvent des repères et une éducation, faisant un travail de prise en charge que les autorités laïques ne font pas, ou plus.

Longtemps convaincus de la défaite des forces de l’ONU en Afghanistan, Islamabad et son haut commandement militaire ont longtemps offert l’asile aux responsables talibans afghans, à l’image de l’ancien Premier ministre, Gulbuddin Hekmatyar, chef du parti Hezb-e-Islami, scission considérée comme la plus fondamentaliste du Jamiat-e Islami, parti politique islamiste afghan, le plus ancien du pays. Également très connu pour son implication dans la culture de l’opium, et de l’héroïne. Après plus de deux ans de négociations, le 22 septembre 2016, l’Afghanistan signe un accord de paix salué par son voisin pakistanais, avec Gulbuddin Hekmatyar, lui assurant une immunité et un possible retour en politique. Ce dernier rentrera dans Kaboul en appelant les talibans à déposer les armes en mai 2017.

À cela, nous pouvons ajouter la très grande complaisance des autorités pakistanaises à un groupe considéré comme terroriste encore plus connu : le réseau Haqqani.
Véritable guérilla organisée contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan dans les années 1980, financée par le Pakistan, mais aussi par les Etats-Unis, l’ancien commanditaire a fait inscrire le réseau Haqqani sur la liste des groupes terroristes depuis. Présent au Pakistan (les autorités pakistanaises n’ayant jamais déclaré ouvertement la guerre au mouvement) notamment au Waziristan du Nord, le groupe fut dénoncé en 2011 par le chef d’état-major des armées des États-Unis, Michael Mullen, comme étant un « véritable bras armé » du renseignement pakistanais, et « l’arme de l’Inter-Services Intelligence».

Malgré la mort de son principal leader, Djalâlouddine Haqqani, en 2018, son fils, Seraj Haqqani, en a pris la tête. C’est l’un des points de conflit majeurs entre le Pakistan et les Etats-Unis. À tel point que ces derniers ont annoncés en 2018, la suspension du versement d’une aide de 255 millions de dollars (212 millions d’euros) au Pakistan en attendant de réexaminer sa coopération avec Islamabad. Ceci faisant suite aux déclarations au président américain d’alors, Donald Trump, qui avait expliqué que les Etats-Unis avaient « bêtement versé plus de 33 milliards de dollars au Pakistan au cours des quinze dernières années », n’obtenant en échange que « mensonges et tromperies ».

Les autorités pakistanaises avaient répondu à l’époque que le pays avait lancé plusieurs opérations militaires contre les réseaux d’insurgés et que « plus de 17 000 Pakistanais étaient morts depuis 2001 en combattant les islamistes radicaux ou dans des attentats. »

Un ennemi lointain en passe de dominer

Évoquons un dernier point stratégique dans les relations entre le Pakistan et les Etats-Unis. Un autre acteur plus éloigné, mais désormais incontournable géopolitiquement : la Chine.
La montée en puissance de l’empire du milieu est en effet un facteur que les Etats-Unis ne peuvent plus ignorer. Allié de longue date du Pakistan, les deux pays partagent au nord une frontière commune. Ouvrant à la Chine un accès capital à la mer d’Arabie, lui permettant des débouchés commerciaux et militaires autant dans l’océan Indien que dans le Golfe Persique. Assurance également d’une ouverture maritime en cas de blocus naval américain ou indien dans la région. Pour ce faire, la Chine a en effet largement financé la construction du port de Gwadar au sud-ouest du pays.

En plus de cela, de nombreuses armes et fournitures chinoises, ainsi que des financements d’infrastructures, ont permis de renforcer les liens entre Pékin et Islamabad au cours des années 2000.

Malgré ces signes d’ententes, l’empire du milieu reste très prudent quant à son engagement. De peur de se mettre la puissance américaine à dos, mais aussi d’une réticence asiatique quant à l’engagement trop prononcé dans un pays aux conflits ethniques complexes, et aux velléités d’expansions islamiste très fort.

Carte du Pakistan représentant les différentes zones disputés par le pats et ses voisins.

Comme nous l’avons vu, la politique américaine vis-à-vis du Pakistan est une entreprise délicate et complexe. Devant se résoudre à la fois à faire avec un terrain particulièrement morcelé ethniquement, mais cohérent en terme religieux, la détestation des représentations occidentales en général, des forces armées américaines en particulier, une organisation politico-sociale n’allant pas dans le sens des démocraties libérales, le Pakistan est un pays dont les tenants et les aboutissants ne favorise en rien une approche vigoureuse comme celle régulièrement employée par les Américains.

La stratégie bilatéraliste de la politique internationale sous le mandat de Donald Trump, laissant entendre un progressif retrait des intérêts américains dans cette partie du monde pouvait laisser envisager un désengagement militaire progressif, l’Amérique renonçant progressivement à son rôle de « gendarme du monde ». Le retour en force des démocrates à la maison blanche en 2021 laisse présager un retour de l’unilatéralisme sous l’égide des organisations internationales, et un éventuel retour de tensions.

Comme le précisait l’ambassadeur Anne W. Patterson, en poste au Pakistan de 2007 à 2010 : « La perception de l’Inde comme étant la principale menace pour l’État pakistanais reste la chose la plus importante dans la perception pakistanaise du conflit afghan et de ses propres impératifs de sécurité. L’establishment pakistanais craint qu’un gouvernement pro indien en Afghanistan ne permette à l’Inde de mener contre le Pakistan une guerre par procuration depuis le territoire afghan. (…) Les investissements accrus de l’Inde, son commerce et le développement de son soutien au gouvernement afghan, que le gouvernement américain à encourager, incite le Pakistan à faire des groupes talibans ses alliés contre l’Inde. Nous devons réévaluer l’investissement indien en Afghanistan, ainsi que notre propre politique envers l’Inde. (…) Résoudre le conflit du Cachemire améliorerait grandement la situation. »
Un optimisme bienvenu, mais dont nous pouvons douter de son application compte tenu d’une situation bien trop complexe et ataviquement conflictuelle.

François-Xavier CONSOLI